Le moniteur arphej
LA Rochelle – une résidence étudiante met le vert en son coeur
Pour ne pas donner un côté massif à la structure, la résidence étudiante est scindée en trois parties reliées par des coursives.
Être à la fois un point de convergence pour les étudiants et une ouverture sur le quartier : c’est ainsi que les agences Mazières (Bordeaux) et Cointet (La Rochelle) ont imaginé Gaïa Hélios, deux résidences de quelque 5000m2 Shab, placées sous maîtrise d’ouvrage de l’OPH de l’agglomération de La Rochelle (Charente-Maritime) et confiées en conception-réalisation à Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest. D’ici la prochaine rentrée universitaire, elles disposeront respectivement de 132 logements pour étudiants et de 58 pour jeunes actifs.
« Cet ensemble se caractérisera par la renaturation d’un espace minéral de 1000m2 avec préservation de la biodiversité permettant de lancer le processus de labellisa-tion BiodiverCity », se félicite Stéphane Flageul, responsablede l’agence rochelaise de Bouygues Bâtiment. Autour de cet îlot de fraîcheur qui s’ouvrira sur le quartier, les bâtiments se déploieront en arc de cercle avec des terrasses en bois qui joueront le rôle de passerelles entre les espaces verts et le bâti.
« C’est sur ces terrasses que les étudiants pourront se retrouver », glisse Audrey Pédezert, architecte associée au sein de l’Atelier Mazières. Pour ne pas donner un côté massif à la structure, les concepteurs ont fait le double pari de scinder la résidence étudiante en trois parties reliées par des coursives en bois, et d’épanneler les bâtiments du R+3 à R+5. Le rez-de-chaussée, lui, sera occupé par les bureaux de l’Arhpej, qui gère plus de 650 logements étudiants, et par des espaces mutualisés (salle de travail, laverie…).
Côté conception, le projet atteint le niveau bronze de la démarche Bâtiments durables Nouvelle Aquitaine (BDNA) et le niveau 1 du label Biosourcé. « La structure béton du rez-de-chaussée fait appel à des granulats recyclés issus de chantiers de déconstruction rochelais, note l’architecte. Dans les étages, les façades en ossature bois ont été préconstruites en usine afin de réduire l’impact du chantier tout en accélérant la mise en œuvre. Les salles de bains sont également préconstruites. » L’ensemble exige un investissement de 18,6M€ TTC, subventionné à hauteur de 10% par l’Etat, la région Nouvelle-Aquitaine et le département de Charente-Maritime.
• Jean-Sébastien Thomas
